Au Mali, le directeur de publication du journal Le Témoin Abdrahamane Kéita a été condamné ce lundi 14 septembre à deux ans de prison ferme.
Pourquoi ?
Régulièrement invité dans l’émission “Grand Jury” sur Renouveau TV, il s’était exprimé sur la situation sécuritaire dans le nord du pays après des attaques coordonnées contre des positions militaires et civiles.
Il avait notamment évoqué le fait que la ville de Kidal était “administrée” par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Lors de son procès, le 7 septembre, le journaliste a expliqué avoir repris un terme employé avant lui par son interlocuteur sur le plateau et a contesté avoir personnellement “diffusé” de “fausses informations”.
Cette condamnation constitue une nouvelle illustration de la criminalisation du journalisme au Mali via la loi contre la cybercriminalité. Les autorités maliennes doivent le libérer immédiatement.
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In Mali, Abdrahamane Kéita, editor-in-chief of the newspaper Le Témoin, was sentenced on Monday 14 September to two years’ in prison without parole.
Why?
A regular guest on the programme “Grand Jury” on the channel Renouveau TV, he had spoken out about the security situation in northern Mali following coordinated attacks on military and civilian areas. He had notably mentioned that the town of Kidal was “administered” by the Group for the Support of Islam and Muslims (JNIM).
During his trial on 7 September, the journalist explained that he had simply repeated a term that another person on the programme had already used and denied having personally “disseminated” any “false information”.
His conviction is yet another case of journalism being criminalised under Mali’s cybercrime law. The Malian authorities must release him immediately.
Covering Russia’s war in Ukraine: a practical guide for foreign reporters
Accreditation, access zones, useful contacts… While journalists can work in Ukraine even in wartime, there are certain essential rules they need to know to do their work properly.
Drawing on the experience of two Ukrainian fixers, Oleksandra Aleksandrenko and Rostyslav Tsyren, who have been working with foreign journalists in Ukraine since the start of Russia’s 2022 invasion, this guide was designed to answer the main questions foreign reporters may have before their assignment and during their stay in Ukraine.
It outlines the legal framework within which the media operate, explains war-related access restrictions and key safety rules – including how to stay protected against Russian drones, which is also covered in a separate guide published by RSF – and provides a list of useful contacts. It also sets out the key principles of trauma-informed journalism to help reporters prepare their interviews.
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Couvrir la guerre russe en Ukraine : un guide pratique à destination des reporters étrangers.
Accréditations, zonages, contacts utiles… Si les journalistes peuvent librement travailler en Ukraine, certaines règles sont indispensables à connaître pour couvrir la guerre.
Ce guide est le fruit de l’expérience de terrain de deux fixeurs ukrainiens, Oleksandra Aleksandrenko et Rostyslav Tsyren, qui accompagnent des journalistes étrangers en Ukraine depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022. Il a été conçu pour répondre aux principales questions que peuvent se poser des reporters étrangers avant leur mission et pendant leur séjour en Ukraine.
Il présente ainsi le cadre légal dans lequel les médias peuvent travailler, rappelle les contraintes d’accès liées à la guerre, les principales règles de sécurité, notamment face à la menace des drones russes qui fait l’objet d’un autre guide publié par RSF, et fournit une liste de contacts utiles. Il rappelle également les principes clefs du journalisme sensible aux traumatismes (trauma-informed journalism), utiles pour préparer des reportages.
CINÉ TALK #2 par Reporters sans frontières à la Gaîté Lyrique
Projection de Fixeurs de guerre en Ukraine, les invisibles du reportage
Table ronde avec Ariane Chemin, Pauline Maufrais, Arnaud Froger et un.e fixeur.euse ukrainien.ne (nom à venir)
En Ukraine, les journalistes étrangers travaillent rarement seuls. Derrière les enquêtes sur les crimes de guerre, les photos chocs des atrocités, les vidéos des ravages causés par deux ans de conflit, il y a des centaines de fixeurs et fixeuses ukrainiens.iennes. Un travail de l’ombre, méconnu et pourtant indispensable. Sans eux, il aurait été impossible pour les journalistes venus du monde entier de couvrir l’actualité en Ukraine depuis que la Russie a déclenché l’invasion à grande échelle en 2022 et que Vladimir Poutine a déclenché le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Tour à tour interprètes, chauffeurs, guides, intermédiaires entre les journalistes et leurs contacts, les fixeurs permettent aux reporters d’atteindre les zones les plus dangereuses et les plus isolées d’Ukraine.
Dans ce documentaire de RSF, ils témoignent de leur expérience au service du journalisme mais aussi des défis sécuritaires et psychologiques qu’ils doivent relever pour rendre possible la couverture de cette guerre.
📆 Mardi 29 septembre à 19h
📍 Auditorium de la Gaîté Lyrique
🎟️ Billetterie en ligne - Lien en bio
Après plus d'un mois de privation de liberté, ils ont pu retrouver leurs proches.
Le réalisateur français Gaël Mocaër revient sur sa détention provisoire à Lomé, la capitale du Togo, avec Sebastian Perez Pezzani et leur collaborateur togolais Fred Vedomey.
Privés de liberté depuis le 27 juillet, les deux professionnels de l’information et leur fixeur tournaient, au nord du pays, un épisode de l’émission “Les Routes de l’impossible”, une série documentaire diffusée sur @france.tv . Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont pu rentrer en France le 3 septembre.
En savoir plus sur rsf.org ou dans le lien en bio.
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After more than a month of being deprived of their liberty, they are now reunited with their loved ones.
The French filmmaker Gaël Mocaër talks about his pre-trial detention in Lomé, the Togolese capital, with Sebastian Perez Pezzani and their Togolese colleague Fred Vedomey.
Deprived of their liberty on 27 July, the media professionals had been filming an episode of “Les Routes de l’impossible” (Impossible Journeys), a documentary series broadcast by France Télévisions. Gaël Mocaër and Sebastian Perez Pezzani were able to return to France on 3 September.
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The day after @haaretzcom revealed that Netanyahu had reportedly received alerts from the United Arab Emirates about the October 7th attacks, the Israeli Prime Minister has threatened to sue the newspaper for defamation.
We stand in solidarity with Haaretz and condemn the increasing pressure authorities are exerting on the press.
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Au lendemain d’avoir révélé que Netanyahu aurait reçu des alertes de la part des Émirats arabes unis sur l’attaque du 7 Octobre, @haaretzcom est menacé de poursuites en diffamation par le Premier ministre israélien.
Nous exprimons sa solidarité avec le quotidien et dénonçons les pressions croissantes des autorités sur la presse dans le pays.
Newsday news editor Kananelo Boloetse was preparing to spend the evening at his home in Maseru on 5 September when three individuals broke in and forcibly took him away in their vehicle, he told RSF.
He was assaulted inside the vehicle and then taken to an unidentified building, where he was interrogated. The questions focused on his work as a journalist and his activities with a local civil society organisation he co-founded called Section 2.
Read the article on rsf.org or via the link in the bio.
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Pris pour cible à son domicile situé à Maseru au Lesotho. Le rédacteur en chef du groupe de médias Newsday, Kananelo Boloetse, s’apprêtait à passer la soirée dans sa maison le 5 septembre, lorsque trois individus y ont fait irruption et l’ont emmené de force dans leur véhicule, a -t-il raconté à RSF.
Violenté à l’intérieur du véhicule, il est ensuite interrogé dans un bâtiment non identifié. L’interrogatoire est centré sur son travail de journaliste et ses activités avec une organisation de la société civile locale qu’il a cofondée, Section 2.
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