Ce mercredi 15 juillet, la cour d’appel de Sfax, dans le sud-est du pays a condamné le journaliste satirique et chroniqueur, notamment pour le média indépendant Rachma et auparavant au sein de l’émission Midi Show sur Mosaïque FM, Haythem El Mekki, à un an de prison ferme, infirmant un non-lieu prononcé en première instance, après un post sur les réseaux sociaux dénonçant des dysfonctionnements documentés au CHU Habib Bourguiba de Sfax.
Après celles des journalistes Zied El Heni et Khaoula Boukrim, cette nouvelle condamnation illustre l’instrumentalisation des procédures judiciaires par les autorités tunisiennes contre les professionnels de l’information. Nous dénonçons à nouveau cette escalade répressive et appelons à mettre fin à la criminalisation du journalisme.
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On Wednesday, 15 July, the Sfax Court of Appeal in south-eastern Tunisia sentenced satirical journalist and columnist Haythem El Mekki to one year in prison. Haythem El Mekki works with the independent media outlet Rachma and previously collaborated with Mosaïque FM’s programme “Midi Show.” The court overturned a first-instance decision dismissing the case, which followed a social media post in which he denounced documented failings at Habib Bourguiba University Hospital in Sfax.
This conviction follows the sentencing of journalists Zied El Heni and Khaoula Boukrim, illustrating the Tunisian authorities’ weaponisation of legal proceedings against media professionals. We condemn this escalating repression yet again and call for an end to the criminalisation of journalism.
Plusieurs centaines d’exemplaires de l’hebdomadaire régional L’Essor Savoyard du 4 juin 2026 ont été achetés dans différents points de ventes de la ville d’Annecy par de mystérieux clients. Après plusieurs semaines d’enquête, RSF, en collaboration avec l’Essor Savoyard, a identifié une opération impliquant des personnes directement liées à la mairie. Le but : faire disparaître le journal, dont la Une portait sur une accusation de viol présumé contre le premier adjoint au maire.
Lire l’enquête complète sur RSF.ORG
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On 4 June 2026, several hundred copies of the regional weekly L’Essor Savoyard were bought from retail outlets across the French city of Annecy by mystery customers. After weeks of investigating, RSFand L’Essor Savoyard discovered an operation involving individuals directly linked to Annecy city hall. The aim was to make the newspaper disappear after its front page reported a rape allegation against the city’s primary deputy mayor.
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Josué Martínez Contreras, director of the digital news outlet Noticias San Martín Texmelucan, was shot dead while with his son near his home.
Eight months before his murder, the journalist stated in a video broadcast by the news outlet A Tiempo Noticias that a local authority had threatened him over the phone. He linked that threat to his reporting on the management of the local drinking water system, the use of collected funds, the existence of illegal water pipes and the lack of public works. In the same video, he said that attempts were being made to silence him and that he would continue reporting on these issues.
The Mexican government must be held accountable for the failures in prevention and protection that have allowed these crimes to recur, and present concrete measures to keep these killings from happening.
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Josué Martinez Contreras, directeur du site d’information numérique Noticias San Martín Texmelucan, a été abattu par des personnes non identifiées alors qu’il se trouvait avec son fils près de son domicile.
Huit mois avant son meurtre, le journaliste avait déclaré dans une vidéo diffusée par le média A Tiempo Noticias qu’un responsable local l’avait menacé par téléphone. Il avait établi un lien entre cette menace et ses reportages sur la gestion du réseau local d’eau potable, l’utilisation des fonds collectés, l’existence de canalisations d’eau illégales et l’absence de travaux publics. Dans cette même vidéo, il avait indiqué que l’on tentait de le réduire au silence mais qu’il continuerait à traiter ces sujets.
Le gouvernement mexicain doit être tenu pour responsable des défaillances en matière de prévention et de protection qui ont permis à ces crimes récurrents de se produire, et présenter des mesures concrètes pour empêcher que de tels meurtres ne se reproduisent.
National security should never be a pretext for governments to silence journalists.
Every abusive prosecution, every arbitrary detention and every law misused against the press undermines not only the freedom to report, but also the public’s right to access information. Authoritarian and democratic governments alike are now learning from one another how to deploy the machinery of the national security state to prevent journalists from investigating matters of public interest.
We published a report that shows that this dangerous trend has become global and that it is urgently necessary to reaffirm a fundamental principle: journalism is never a crime against the state – it is a safeguard against arbitrariness.
Find ou report at rsf.org or in the link in bio
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La sécurité nationale ne peut pas devenir un prétexte permettant aux gouvernements de faire taire les journalistes.
Chaque poursuite abusive, chaque détention arbitraire et chaque loi détournée contre la presse fragilise non seulement la liberté d’informer, mais aussi le droit des citoyens et citoyennes à accéder à l’information. Les gouvernements, qu’ils soient autoritaires ou démocratiques, apprennent désormais les uns des autres comment utiliser les outils de l’État sécuritaire pour empêcher les journalistes d’enquêter.
Nous avons publié un rapport qui démontre que cette dérive est devenue mondiale et qu’il est urgent de réaffirmer que le journalisme ne constitue jamais une menace contre l’État, mais une garantie contre l’arbitraire.
Retrouvez notre rapport sur rsf.org ou dans le lien en bio.
The 30-year-old journalist Mouammar Ibrahim was arrested by the Rapid Support Forces on 26 October 2025, as the paramilitary group seized control of El Fasher, after a siege that lasted nearly a year and a half. Today, information about his fate and whereabouts are scarce.
A correspondent for the Qatari news channel Al Jazeera Mubasher, Mouammar Ibrahim had been covering the fighting between the Rapid Support Forces and the Sudanese Armed Forces (SAF) since the conflict began in April 2023.
The parallel government led by the Rapid Support Forces, which lacks any international recognition, claims the journalist is under investigation and will soon face trial. But they’re fooling no one — Mouammar Ibrahim is a victim of arbitrary detention, held in conditions that pose a grave threat to his life.
Eight months of confinement is eight months too long. Mouammar Ibrahim must be released immediately and unconditionally.
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Les informations sur le sort de Mouammar Ibrahim sont rares. Les Forces de soutien rapide (FSR) continuent d'affirmer que le journaliste indépendant Mouammar Ibrahim fait l'objet d'une enquête et sera prochainement jugé.
Le journaliste de 30 ans a été arrêté le 26 octobre 2025 par le FSR au moment où ce groupe paramilitaire s’emparait d’El-Facher (Darfour du Nord) à l’issue d’un siège de près d’un an et demi.
Correspondant de la chaîne qatarienne Al Jazeera Mubasher, il couvrait alors les combats opposant les FSR aux Forces armées soudanaises depuis le début du conflit, en avril 2023.
Le gouvernement parallèle dirigé par les Forces de soutien rapide, hors de toute reconnaissance internationale, ne berne personne en affirmant enquêter au sujet de Mouammar Ibrahim. Le journaliste est victime d’une détention arbitraire, dans des conditions extrêmement préoccupantes pour sa vie.
Ces huit mois d’enfermement sont huit mois de trop, Mouammar Ibrahim doit être libéré sur-le-champ et sans condition.
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